| Les lobbys anti-marocains s’activent en l’absence d’une diplomatie parallèle. |
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| Ecrit par Belhouari Hamid | |
L’affaire du Sahara a pris une importante tournure depuis que le Roi Mohammed VI s’est engagé dans une approche novatrice de la question. Conscient que la gestion désastreuse de l’affaire a, le plus souvent, desservi le Royaume, le Roi a estimé que le moment est venu de l’extirper du carcan sécuritaire dans lequel elle a été maintenue pendant longtemps. Les questions de fond sont pour la première fois publiquement abordées et débattues d’une manière pratique. Ces signes avant-coureurs de la volonté marocaine, d’intégrer en douceur le territoire, ont encouragé les différents organes onusiens à soutenir le Maroc dans la mise en œuvre d’un statut spécifique pour le Sahara, qui serait reconnu dans le cadre d’une politique de régionalisation.Le souverain veut en réalité faire du Sahara le laboratoire de la politique de décentralisation en matière de développement. Cette nouvelle approche a redynamisé la diplomatie officielle marocaine, et lui a permis de réaliser plusieurs acquis de taille dans l’affaire du Sahara, alors que les adversaires de la cause ont subi des échecs croissants. Pendant plusieurs décennies, et malgré le fait que le Royaume était représenté par des diplomates hyper brillants, ayant une formation pointue, un savoir vivre et faire, le choix du Maroc, Etat séculaire, a été de recommander à ses diplomates une certaine conduite, et un esprit de responsabilité dans la ligne à suivre dans la représentation, celle de la digne tradition diplomatique. Ce qui a fini par réduire l’efficacité face à une diplomatie adverse agressive, et qui utilisait tous les moyens, y compris la corruption à grande échelle. Les adversaires du Maroc ont, depuis le déclenchement du conflit, pu jouer sur les nerfs des responsables marocains. Pris de cours par la nouvelle stratégie du Royaume au Sahara, basée sur le réalisme, la transparence et l’objectivité, une nouvelle donne qui a convaincu les instances onusiennes d’opérer un changement d’attitude dans la recherche d’une nouvelle issue de crise. Alors qu’en Espagne, comme en Algérie, on était aux aguets dans l’attente du pourrissement de la situation. Or, il convient de rappeler que la question du Sahara marocain aurait pu recevoir depuis longtemps une solution juridique et politique raisonnable, si l’Espagne s’était résolue en 1956 à reconnaître l’intégrité territoriale du Maroc. Malheureusement, et sous la pression de l’armée et de certain lobbys, l’attitude négative du gouvernement espagnol, dictée par des calculs à courte vue, a condamné tout espoir de règlement à l’amiable. Quand à l’Algérie, et avec l’évolution de l’affaire du Sahara en faveur du Maroc, il est apparu au grand jour que l’Algérie nourrit franchement des ambitions de leadership régional, et aspire à jouer le rôle de la « Prusse du Maghreb ». Du fait de ses velléités hégémoniques, elle ne souhaite donc nullement voir le Maroc se renforcer par la récupération de son Sahara. C’est donc dans cette atmosphère de dérision que les adversaires de la marocanité du Sahara, que ça soit en Algérie, en Espagne ou ailleurs, ne lasseront pas de prétendre que la présence du Maroc au Sahara est entachée d’un vice originel, les populations n’ont pas été directement consultées. Objection qui vise avant tout à créer une mauvaise conscience chez certains milieux européens et américains. Objection si elle n’était pas de pure rhétorique, elle serait effectivement gênante. Pour contrecarrer ses manœuvres, il incombe aux partis politiques, aux instances représentatives, aux professions libérales et à la société civile de réagir sur le terrain, et accompagner la diplomatie officielle dans le cadre d’une action parallèle et en concertation avec elle. Si dans certains milieux européens il est possible pour persuader d’expliquer certaines vérités historiques et juridiques, ainsi que sur l’état actuel du Sahara, la tache est malheureusement difficile dans les milieux qui ont fait le choix prémédité de contrarier le Maroc dans sa juste cause. Cependant, et nonobstant, cette hostilité orchestrée par des désespérés et des lobbys qui dégagent l’odeur d’une nostalgie coloniale, les relations entre le Maroc et ses amis ne risquent certainement pas d’être altérées. |
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