| Les américains veulent peser sur l’Union pour la Méditerranée. |
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| Ecrit par Belhouari Hamid | |
C’est un véritable pavé dans la mare que l’ambassadeur américain à Alger vient de lancer lors d’une conférence de presse à laquelle participaient la plupart des médias algériens, en affirmant que "la position des Etats-Unis est en faveur de l'examen du projet d'autonomie" et que "les deux parties doivent en discuter sous l'égide des Nations Unies". Devant des journalistes algériens médusés par cette prise de parole qui va à l’encontre de la position algérienne, l’ambassadeur a également affirmé que l’initiative marocaine d’autonomie est « crédible et porteuse d’idée ». D’un point de vue tactique, cette sortie très médiatique de l’ambassadeur US a fait le bonheur de la presse marocaine, ainsi que de l’agence officielle marocaine MAP, qui a placé cette information en première page de son site Internet. La presse algérienne, quand à elle, s’interroge sur la « pertinence » de cette sortie médiatique, alors même que l’Algérie vient de changer de premier ministre, et que la position du Président Bouteflika sur l’Union pour la Méditerranée (UPM, voulue par Sarkozy, dont la grande messe doit se tenir à Paris le 13 Juillet) est scrutée au laser par tous les journalistes. Washington veut elle peser sur les décisions algériennes quand aux grands enjeux régionaux, en rappelant qu’elle est proche de la position marocaine ? En fait, les américains se sont engouffrés dans la brèche ouverte par Peter Van Walsum lors de son audition devant le conseil de sécurité, où le diplomate hollandais estimait que l’indépendance du Sahara Occidental, voulue par Alger et le front Polisario, est un objectif « irréalisable ». Cette « doctrine Van Walsum », que majorite-silencieuse.org a immédiatement adoptée, en tentant de mettre autour de la même table internautes marocains et algériens, est devenue la nouvelle référence pour le règlement du conflit, alors que des échéances régionales se précipitent. |
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