| Les principes de la vision Van Walsum |
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1/ "l'indépendance du Sahara occidental n'est pas une option réaliste". L’objectif de l’indépendance totale, poursuivi par le Font Polisario, est en contradiction avec le principe de réalité, qui doit prévaloir dans le dossier. Jamais aucun médiateur, ni représentant personnel du Secrétaire général n’a osé prononcer cette phrase, qui constitue pourtant l’opinion d’une majorité de pays membres de l’ONU.
2/ "Je n'accepte pas l'idée selon laquelle la prise en compte de la réalité politique constitue une concession ou une capitulation". L’ONU doit prendre en compte le contexte politique de la région, sans que cela ne constitue l’abandon d’un quelconque principe. En réalité, faire preuve de réalisme politique permettrait de mieux comprendre les points d’achoppement entre les parties et donner un nouveau départ au dossier. 3/ En l'absence de "pression sur le Maroc pour qu'il abandonne sa revendication de souveraineté", un "Sahara occidental indépendant n'était pas une proposition réaliste" . Peter Van Walsum estime que le Maroc n’acceptera jamais d’abandonner le Sahara Occidental, et que les pays membres des Nations Unies, ainsi que le conseil de sécurité n’ont jamais exercé de pression assez forte pour contraindre le Royaume Chérifien à accepter un plan de règlement qui puisse inclure l’indépendance comme option.
4/Le "statu quo", est "trop facilement accepté" par "des partisans du Front Polisario profondément impliqués, qui ne vivent pas eux-mêmes dans les camps mais sont convaincus que ceux qui y vivent préfèreraient y rester indéfiniment plutôt que de se résoudre à toute solution négociée ne permettant pas une pleine indépendance." Ce point est crucial, car il pointe clairement les responsabilités des « partisans du Front Polisario profondément impliqués », CAD l’Algérie, pays hôte du mouvement, qui défendrait, selon le diplomate hollandais, la thèse selon laquelle il est préférable pour les Sahraouis de vivre dans des camps plutôt que de rejoindre le Sahara sous souveraineté marocaine.
5/ Les négociations doivent reprendre "en présumant temporairement qu'il n'y aura pas de référendum offrant l'indépendance comme possibilité". Ce point de la vison de Van Walsum fixe le cap des prochaines négociations, et invite clairement le Front Polisario à accepter de discuter des détails de l’initiative marocaine d’Autonomie et des amendements éventuels qu’il souhaiterait y apporter.
Ces cinq points sont conformes à la légalité internationale et portent en eux les éléments constitutifs à l’élaboration d’une nouvelle doctrine pour le règlement du conflit du Sahara Occidental. |